« Ne cède jamais ! »
Ces mots sont de André Diligent au soir de sa vie à Brançois BAYROU.
Comme lui, à Riom, nous n’avons jamais cédé et nous n’avons pas l’intention de le faire.
Mais écoutons plutôt, pour l'instant , quelques extraits du discours de François à Lille le 14 décembre.
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- ...La France qui a le plus urgent besoin qu’on lui parle vraiment. Cela fait des années et des années qu’on a cessé de lui parler. On lui fait des promesses, on a accumulé les promesses, on lui fait miroiter des lendemains qui chanteront.
A chaque élection comme par miracle, on annonce des milliards d’euros de dépenses. Je vous signale que selon l’association qui fait le compte des promesses des partis politiques, ils en sont l’un et l’autre à plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses publiques dans un pays qui est accablé par les déficits et par la dette.
Nous, nous avons choisi un autre chemin parce que nous ne redoutons rien tant que les désillusions qui suivent les illusions.
Nous notre ennemi, ce sont les désillusions de demain.
C’est pourquoi nous allons faire cette campagne en labourant le pays, comme on laboure une terre, pour mieux semer, et pour mieux récolter. Parce que nous allons faire une campagne de réalité, et pas une campagne d’illusions.
(...)
Depuis vingt-cinq ans, on a vécu dans l’air malsain de la revanche perpétuelle :
deux partis se sont succédé au pouvoir, l’un après l’autre, se remplaçant à chaque élection sans exception, nous avons eu huit élections depuis 1981, nous avons eu huit fois l’alternance.
Deux partis qui se rejettent mutuellement et constamment la responsabilité de la situation du pays. Chaque fois qu’une décision est prise par l’un, elle est combattue par l’autre. Et à chaque alternance les nouveaux élus se mettent immédiatement à défaire ce qu’avaient fait les précédents.
Ce système de la revanche perpétuelle est aussi le système de l’impuissance perpétuelle. (...) Nous savons qu’aucune des réformes que la situation de
la France exigeait n’ont été ni proposées, ni conduites à leur terme.
Ni la réforme de l’État, absent de zones entières de notre pays.
Ni la réforme des finances publiques. Ce panier percé national qui fait que tous les jours, l’Etat dépense 20 % de plus que ce qui rentre dans ses caisses.
Ni la réforme du code du travail, devenu illisible et incompréhensible.
Ni la réforme des régimes spéciaux.
Ni la réforme des minima sociaux.
Ni une politique suivie pour les banlieues.
Ni la réforme de la fiscalité. Ni la réforme des universités.
Ni une proposition sérieuse pour l’Europe malgré ce coup de tonnerre qu’à été le « non » au référendum. Ni la fin des zones de non droit.
Ni l’accomplissement des promesses de 2002, par exemple, on disait « tolérance zéro », cela voulait dire quelque chose que les Français avaient compris mais qui malheureusement n’est pas rentré dans la réalité. Nous avons fait c’est vrai, une étape seulement de la réforme des retraites. Une partie du chemin, que nous avons d’ailleurs soutenue.
Et la dette qui croit tous les ans depuis vingt-cinq ans et nous écrase. Est-ce que vous savez combien on prélève sur chacun de ceux qui travaillent ? On lui prélève entre 2500 et 3000 euros pas an pour payer la dette.
Et qui parmi nous ne voit pas qu’il y a un lien de cause à effet entre la légèreté nationale et la difficulté où nous somme tous désormais à boucler le mois quand le 20 ou le 25 du mois arrive, y compris pour les salaires moyens ?
Le mensonge qui était sous la promesse des 35 heures et le mensonge qui est sous le laxisme de la dette, ont conjugué leurs effets pour que les Français s’appauvrissent.
(...)
Je veux un gouvernement pluraliste dans lequel se sentiront représentés les républicains d’un bord et de l’autre qui ont, chacun, le droit d’exister et de défendre des valeurs qui enrichissent notre pays.
Ce gouvernement par sa composition même dira deux choses au peuple français : quand il s’agit de l’essentiel, du sort de
la France , les forces vives de notre peuple peuvent échapper à la division et sont capables de se rassembler, nous l’avons fait chaque fois dans notre Histoire quand il a fallu reconstruire
la France. Il est temps de le concevoir et de le vouloir aujourd’hui.
Deuxièmement, ce gouvernement représentera la diversité des Français, sa composition dira que les réformes à conduire ne sont pas conçues dans l’intérêt d’un camp, ni dans l’intérêt d’un clan, ou d’une classe sociale, mais dans la seule considération de l’intérêt général. Et la représentation pluraliste au sein du gouvernement sera pour les Français, une garantie du respect de l’intérêt général.
Ce gouvernement formé soutiendra lors des élections législatives qui suivront, des candidats dans chaque circonscription du pays. Pourront obtenir ce soutien toutes les forces ou toutes les personnalités qui indiqueront aux électeurs, quelles que soient leur origine et leur histoire, leur volonté de soutenir l’action de redressement du pays. Ceci signifie que dans ce rassemblement, nul ne sera obligé de renier son histoire, ses idées et ses valeurs pour participer au redressement de
la France. Chacun est bienvenu avec ses armes et ses bagages, parce qu’on a besoin de tout cela pour construire
la France et pour proposer d’elle une image rassemblée.
Ainsi, en quatre semaines, élection présidentielle, formation du gouvernement de rassemblement, élections législatives, ainsi en quatre semaines les citoyens français ont le moyen irréfutable d’obtenir un changement profond de la politique de leur pays.
Cette majorité nouvelle et pluraliste rendra au Parlement sa dignité et sa liberté de penser ; sa liberté de voter et de contrôler le gouvernement ; elle supprimera l’article 49-3 qui permet le passage en force et le mépris des Assemblées ; elle limitera les ordonnances à des situations d’urgence ou d’extrême complexité. Cette majorité et ce nouveau gouvernement proposeront une nouvelle loi électorale qui garantira que tous les courants seront représentés à l’Assemblée.
Tous les courants politiques même ceux que nous combattrons, car nous considérons qu’il vaut mieux, pour un pays, avoir des confrontations franches à l’Assemblée nationale plutôt que d’avoir le cheminement souterrain de courants que personne ne voit venir, et tout d’un coup donnent de notre pays, l’image qu’il ne devrait pas avoir.
Ainsi sera assurée la légitimité et la séparation des pouvoirs, dont ils sont les principes de base de l’Etat républicain et des Institutions démocratiques. (...)