Vendredi 8 décembre 2006 5 08 12 2006 08:08
Dans votre discours de candidat, vous évoquez des « objectifs raisonnables et républicains » : lesquels ?
D'abord de nouvelles institutions, avec une vraie représentativité des élus et une séparation réelle entre le législatif et l'exécutif.
Une réforme de l'État avec un rééquilibrage des finances publiques.
Une politique active de soutien à l'entreprise, surtout à la petite entreprise.
Une politique obstinée de lutte contre l'exclusion par le retour à l'activité.
Une politique d'éducation qui retrouve l'excellence républicaine sur tout le territoire, etc.
Si je devais résumer tout cela dans une formule, je dirais :
 « Un pays fort où tout le monde a sa place. »
La personnalité du candidat, dans une telle élection, importe-t-elle plus que le programme ?
Bien sûr. C'est lui (ou elle) la charpente de l'édifice. Si le meilleur des programmes est porté par quelqu'un qui a peur, il ne tiendra pas plus que feuille morte à l'automne...
Vous dites vouloir « prendre le meilleur et les meilleurs ». Qu'entendez-vous concrètement par là ?
La France a besoin de toutes ses forces et, en particulier, de rendre compatibles les valeurs justes des camps différents. On a coutume de dire que l'esprit d'entreprise et l'ordre sont des valeurs de droite, que l'égalité et la solidarité sont de gauche, que la fraternité et la tolérance sont du centre. On a besoin de toutes ces valeurs-là, ensemble. Je propose de prendre le meilleur là où il se trouve, sans s'occuper de quel camp il vient.
Et les meilleurs, qui sont-ils ?
On les trouve dans la société civile et dans les nouvelles générations. C'est avec eux qu'il faut bâtir la nouvelle société politique dont la France a besoin. À la culture d'exclusion qui est la nôtre, je propose de substituer la culture de la coalition, comme dans nos pays voisins. La crise profonde dans laquelle se trouve la France ne se résoudra pas avec un gouvernement qui représente un tiers des électeurs, comme c'est le cas aujourd'hui en France.
Comment parvient-on à "rassembler" ?
Je suis rassembleur par nature, et je vais le démontrer. Je ne crois plus à la guerre gauche contre droite. Si l'une des deux gagne encore en 2007, quelle qu'elle soit, la déception sera terrible au bout de six mois. Leur base est trop étroite et leur attitude trop sectaire pour faire partager aux Français une vision constructive capable de rassembler le pays.
La popularité actuelle de Jean-Marie Le Pen ne risque-t-elle pas d'inciter à un vote utile, à votre détriment ?
Les deux candidats, dits principaux, vont jouer avec cette menace, bien sûr. Mais le meilleur moyen de contrer Le Pen, c'est de proposer aux Français un autre choix que celui auquel on veut les réduire.
Entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, quel serait votre meilleur adversaire ?
Je n'ai envie ni de la France de Nicolas Sarkozy ni de celle de Ségolène Royal. D'un côté, il y a beaucoup de tensions, on oppose beaucoup les Français entre eux, on désigne des « voyous », on distingue les « gagnants » et les « perdants » ou on stigmatise « ceux qui ne se lèvent pas le matin ». Et de l'autre côté, on suit l'opinion, on cible les élus avec des jurys citoyens ou les profs soupçonnés de ne pas faire leur travail. Mais surtout je suis certain qu'aucun des deux camps, enfermé dans sa logique partisane, n'a, seul, la moindre chance de résoudre les problèmes du pays. Il y a un immense effort à conduire pour sortir de nos drames.
Pour cela je veux rassembler le pays beaucoup plus largement que ne peuvent - ou ne veulent - le faire les autres candidats.
POUR INFO : François Bayrou vient de publier Au nom du tiers-État. Hachette Littératures. 254 pages. 16 €.
Par UDF RIOM - Publié dans : soutien-bayrou
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus