Entouré de quelques candidats aux législatives, dont CATHERINE MALLICK à sa gauche : Charles De Courson, au centre, sous le "F", comme Finances....
En cette soirée de mardi 6 février, Charles De Courson nous rendait visite dans les locaux de l'A.E.P. (Association d'Education Populaire créée par le Dr Fanget) à Clermont Fd/ La Plaine.
Charles De Courson n'est pas le premier venu : énarque, spécialiste des finances à l'UDF, député de la Marne, Premier Vice-président du Conseil Général de la Marne, Maire de Vanault les Dames et ancien maître des requêtes à la Cour des Comptes.
Il nous honorait de son amitié et de ses compétences en exposant avec brio et simplicité (qualités rares) les comptes de la France, la situation profondément critique de l'endettement et comment on en est arrivé là.
CONSTAT, pour rappel : d'une situation saine et équilibrée en 1980-81, on est arrivé aujourd'hui à un endettement/enlisement de plus de 1200 milliards d'euros, dont 1000 milliards incombent à l'Etat seul.
Sur les 370 milliards du budget de la France, 95% relèvent de la part fonctionnement : bonjour le ratio ! (A noter que pour une ville comme RIOM, il ne pas se faire de grandes illusions, sachant que 58% de charges de personnel pèsent sur la part fonctionnement du budget.)
Un Etat qui impose la rigueur budgétaire aux collectivités - encore heureux - mais qui s'avère incapable de montrer l'exemple, ce depuis 25 ans. Allant même jusqu'à présenter un budget national en déficit de fonctionnement. Un budget en déséquilibre et insincère. Normal que l'UDF ait voté contre. Et ce malheureux Raymond Barre, qui doit observer ce désastre depuis sa retraite lyonnaise...
Comment faire pour apporter un début de remède ?
- d'abord s'attaquer à la dépense, donc s'opposer aux programmes mirifiques et dispendieux des concurrents.
- moderniser l'Etat en réformant les multiples pesanteurs administratives (cela vaut aussi pour les Conseils Régionaux et Généraux...)
- achever la réforme des retraites en mettant progressivement fin aux régimes spéciaux, notamment.
- réformer l'assurance maladie en la régionalisant, réformer l'hôpital
- revoir les comptes des groupements de communes
- revoir le découpage des régions, effectuer des regroupements afin de réduire les énormes charges de fonctionnement.
Des propositions :
- réformer complètement le financement de la protection sociale dont 70% proviennnent de prélèvements sur l'emploi : réformer l'URSSAF....
- Charles De Courson et Jean Arthuis travaillent ensemble à un plan équilibrant TVA et CSG afin de réduire à la fois les charges qui pèsent sur les entreprises et les ménages. Il en va de 28 milliards d'euros qui permettraient aux 40% de nos entreprises qui vivent de l'exportation d'être plus concurrentielles sur les marchés mondiaux.
- ISF : il faut dédramatiser ce sujet et le ramener à sa juste proportion, c'est-à-dire aux 4 milliards versés par 430 000 contribuables réputés "riches". Il s'agit en fait de "petits riches", les véritables richissimes s'étant esquivés depuis longtemps à l'étranger. Pour tomber sous le coup de l'ISF, il suffit d'hériter un 3 pièces à Paris ou dans une grande ville où les prix de l'immobilier ont fait un bond surréaliste.
Il faut donc s'y prendre autrement :
- d'abord en répartissant ces 4 milliards sur tout le monde.
- en plafonnant les niches fiscales concernant l'impôt sur le revenu
Il faut bien savoir que :
- 20% de Français n'ont aucun patrimoine.
- ces mêmes 20% ne paient pas de taxe d'habitation (dans une ville comme Riom, ce sont plus de 45%)
- le foncier n'est pas exonéré
- 3% seulement de Français gagnent plus de 4000 € par mois net. : fruit légitime de leur travail, à partir duquel ils font vivre une famille, parfois plus, et consomment.
Merci cher Charles De Courson pour cette soirée d'échanges fructueux et spirituels.
Toute l'équipe de RIOM pour FRANÇOIS BAYROU
autour de CATHERINE MALLICK, candidate dans la 6ème circonscription
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